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 Rupture du jeûne

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luc



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MessageSujet: Rupture du jeûne   Dim 24 Avr - 2:47



Transcrit du livre "Le Jeûne" du Dr Herbert M. Shelton


Rupture du jeûne (Le Jeûne chap. XXX)



Il est d’importance vitale que le jeûne soit correctement dirigé. Il y a vraiment très peu de praticiens qui savent comment diriger un jeûne ou comment le rompre. Un naturopathe de New York a fait rompre le jeûne d’une femme et celui de sa fille (qui avaient jeûné seize et treize jours respectivement) avec du chocolat. L’acidité gastrique et intestinale résultant causèrent un grand malaise général. Je fus appelé auprès d’elles, et il fallut quatre à cinq jours de jeûne pour les ramener à un état satisfaisant. Cette façon de rompre le jeûne n’est rien moins que criminelle.



Une amie de ma femme me décrit comment elle jeûna dix-sept jours, sous la direction d’un chiropraticien en Californie, et comment elle travailla si dur pendant le jeûne. Le chiropraticien pour le compte de qui elle travaillait ne lui permit pas de s’absenter pendant son jeûne. Il fit rompre le jeûne avec du pain grillé et un fruit acide. Elle développa immédiatement un œdème de mauvaise nutrition. C’est un des très rares cas de ce genre dont j’ai eu connaissance, survenu à la suite d’un jeûne; je n’ai trouvé aucun cas semblable relaté dans les ouvrages de Cure Naturelle sur le jeûne.



Ce cas montre combien il est important de se placer sous la direction d’une personne expérimentée et compétente, si on veut entreprendre un jeûne prolongé. Un chiropraticien qui ne sait rien du jeûne ou de la diététique (et peu de chiropraticien savent quoi que ce soit sur le sujet de ces deux sciences), et qui fait des expériences de cette façon avec les malades, ne peut être condamné trop sévèrement. Si les chiropraticiens veulent appliquer des méthodes naturelles, qu’ils acquièrent d’abord les qualifications nécessaires par des études appropriées. Cela s’applique également aux ostéopathes et aux médecins. Je ne tenterais pas une opération chirurgicale sans avoir fait d’études appropriées au préalable, et je suis certain que nul chiropraticien, ostéopathe ou médecin ne devrait tenter un long jeûne, ou essayer d’utiliser tout autre moyen naturel, sans être outillé pour un tel travail. Les chiropraticiens qui étudient et apprennent à manipuler l’épine dorsale et qui, trouvant ce moyen inefficace, essayent de prescrire des régimes, etc., après avoir lu un livre ou deux à ce sujet, sont dans la même position que le médecin qui tenterait « d’ajuster » des colonnes vertébrales après lecture d’un livre sur la chiropractie.



Le Dr W. F. Havard rapporte les cas suivants : « Un jeune homme de vingt-quatre ans, qui avait souffert d’indigestion et de constipation chroniques, jeûna vingt-sept jours après avoir lu un article dans un magazine populaire sur la santé. Le vingt-huitième jour, il fit un repas composé de beefsteak, pommes de terre, pain, beurre et café. Il eu de violentes crises de vomissement, et son estomac ne tolérait même pas une cuillerée à café d’eau. Quand on m’appela, je découvris une forte douleur dans tout l’abdomen et tous les signes de gastrite aiguë ». « Un jeune homme d’environ trente ans, qui avait jeûné de sa propre initiative pendant quarante-deux jours, tenta de rompre le jeûne avec du pain, ce qui provoqua des vomissements, et l’estomac devint tellement irrité qu’il ne pouvait plus rien retenir. Il y avait une émaciation prononcée, une faiblesse extrême et tous les signes pour une reprise alimentaire immédiate ».



Un communiqué de l’Associated Press, rapporte le décès de Chris. Solberg, âgé de quarante ans, à la suite d’un jeûne de trente et un jours qu’il avait rompu en mangeant « plusieurs sandwiches ». Un communiqué ultérieur précisa que les sandwiches contenaient de la viande de bœuf. L’ignorance et l’absence de maîtrise de soi ont tué cet homme. Le communiqué nous dit que « son jeûne de 31 jours avait réduit son poids de 72 à 38 kilos », ce qui représente une perte moyenne de un kilo environ par jour. Je ne pense pas qu’une telle perte soit possible. Les pertes moyennes, pour un jeûne d’une telle durée varient entre 11 et 16 kilos.


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luc



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MessageSujet: Re: Rupture du jeûne   Dim 24 Avr - 2:49



Le « Professeur » Arnold Ehret dit avoir vu deux cas de décès résultant de la rupture inconsidérée du jeûne. Il dit : « Un homme borné, mangeur de viande et souffrant de diabète, rompit un jeûne qui avait duré environ une semaine en mangeant des dattes, et il en mourut. Un homme qui avait plus de soixante ans jeûna vingt-huit jours, ce qui est trop long; son premier repas végétarien fut composé principalement de pommes de terre cuites à l’eau ».



Ignorant les explications de ces morts données par le « professeur » nous pourrions dire que le diabétique retira trop de sucre (des dattes), et mourut d’hyperglycémie. Il mourut probablement dans un coma diabétique. Ehret explique que le deuxième malade jeûna trop longtemps pour un homme de son âge et qu’« une opération montra que les pommes de terre étaient restées dans les intestins contractés, maintenues à cet endroit par un mucus collant, si tenace qu’il fallut enlever un morceau d’intestin; et le malade mourut peu après l’opération ». Ereht était si entiché de ce mucus qu’il ne pouvait rien voir d’autre. Ce jeûne fut mal rompu par le malade, qui aurait toutefois probablement survécu s’il n’avait pas été opéré. Le jeûne n’était pas trop long pour un homme de cet âge. Erhet n’en sait que fort peu sur le jeûne ou la diététique.



Ces cas peuvent contribuer à influencer bien des gens contre le jeûne ; cependant ils ne sont que le résultat de l’ignorance et de l’inexpérience. Qui donc, si ce n’est l’inexpérience, donnerait des dattes à manger à un diabétique après une semaine de jeûne? On ne peut certainement pas blâmer le jeûne pour ce résultat. Avant de parler des méfaits et des dangers du jeûne, essayons de nous assurer qu’ils découlent vraiment du jeûne et non d’autre chose.



Sinclair dit : « Je connais un autre homme qui rompit son jeûne avec du jambon et du pain », et cela non plus n’est pas à recommander.



J’ai eu un malade qui rompit un jeûne de plus de vingt jours en mangeant sept cents gramme de noix le premier jour de la reprise. Bien qu’aucun mal, ni le moindre malaise n’en découlèrent dans ce cas particulier, cette façon de rompre un jeûne n’est certainement pas à recommander.



Dans quelques cas de jeûne, où l’on s’est efforcé d’alimenter le malade vers la fin d’un jeûne prolongé, mais avant le retour de la faim, on a observé que l’estomac ne reprenait pas sa fonction. Le Dr Dewey fait mention de pareils cas, qui ont été persuadés de manger par des amis ou des médecins, et qui furent incapables de digérer et vomissaient toute nourriture. Le jeûne fut repris et continué jusqu’au retour de la faim naturelle, et la digestion s’effectua alors de façon satisfaisante.



Les indications habituelles pour rompre un jeûne (qui aident à déterminer la limite entre le jeûne et l’inanition) sont les suivantes :



- la faim revient invariablement;

- l’haleine qui, pendant la plus grande partie du jeûne était fétide, devient douce et légère;

- la langue devient propre. La couche épaisse, qui la recouvrait pendant presque tout le jeûne disparaît;

- la température, qui peut avoir été en dessous ou bien au-dessus de la normale, revient exactement à la normale, où elle se maintient

- le rythme et la fréquence du pouls deviennent normaux;

- les réactions cutanées et autres deviennent normales;

- le mauvais goût dans la bouche disparaît;

- la sécrétion salivaire devient normale;

- les yeux deviennent brillants et la vue s’améliore;

- les excrétions perdent leur odeur, l’urine devient claire.



À noter qu’un jeûne peut être rompu bien avant le retour de la faim, cette dernière peut ne revenir qu’après quatre, cinq ou six semaines de jeûne … lorsqu’elle revient! Peu de gens, peuvent se permettre de jeûner aussi longtemps, pour différentes raisons. Quoiqu'en disent certains spécialistes du jeûne, tel que nous pourrons le lire plus loin, le retour de la faim n’est pas à considérer comme le signe le plus important pour rompre le jeûne. Sur le présent site, personne à notre conaissance a jeûné jusqu'au retour de la faim véritable; nous pourrions mentionner les cas de Knut qui jeûna 35 et 40 jours, Krystella 40 jours, Michel Dagon 39 jours et Jean-Pierre qui dans son cas jeûna 43 jours sans le retour de la faim.



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luc



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MessageSujet: Re: Rupture du jeûne   Dim 24 Avr - 2:49


Les points de vue de Levanzin, Carrington, Sinclair …



À part les signes habituels indiquant qu’il est temps de rompre le jeûne, le Professeur Levanzin parle d’ne sensation de satisfaction et de fierté comme étant une manifestation indiquant que le moment est venu de suspendre le jeûne. Je ne puis faire mieux que de citer la façon dont Carrington décrit les sentiments du malade à ce stade. Il dit : « Un rajeunissement soudain et complet; une sensation de légèreté, de vivacité et de bonne santé submerge le malade ; apportant un contentement et une sensation générale de bien-être, et l’impression d’une surabondance de gaité animale ».



La circulation s’améliore, comme le prouve la teinte rosée qui reparaît sous les ongles. La vitesse accrue avec laquelle le sang reflue vers la peau, quand on l’en éloigne par une simple pression, est un autre signe de l’effet rajeunissant du jeûne mené jusqu’au bout.



Le principal signe indiquant que le jeûne doit être rompu est le retour de la faim; toutes les autres indications énumérées sont secondaires. Souvent, un ou plusieurs de ces signe secondaires sont absents quand la faim revient, mais il ne faut pas s’abstenir de rompre le jeûne quand il y a une incontestable demande de nourriture, sous prétexte que la langue n’est pas propre, par exemple. Étant donné que tous les signes n’apparaissent pas invariablement dans chaque cas, il ne faut pas hésiter à faire rompre le jeûne quand la faim revient.



En général je suis d’accord avec Carrington lorsqu’il dit que « la faim naturelle, et elle seule, devrait indiquer la fin du jeûne, quand le jeûne est prêt à être rompu. La rupture artificielle du jeûne; l’ingestion de nourriture en l’absence de vraie faim, pour la simple raison que le surveillant ignorant pense que le jeûne a « duré assez longtemps » est un outrage au système qu’on ne saurait trop déplorer. La majorité des jeûnes est rompue trop tôt; c’est-à-dire avant que le travail de rajeunissement ne se soit accompli.



Il est vrai qu’en théorie, un jeûne devrait se poursuivre jusqu’à ce que l’organisme entier soit régénéré et que le rétablissement des problèmes de santé soit complet. Généralement, particulièrement pour un problème chronique, un long jeûne est nécessaire et réussit la plupart du temps à régler le problème, que ce soit tumoral, rhumatismal, glandulaire, etc. Cependant, même si le jeûne peut règler ou améliorer tous ces problèmes, la faim ne se présentera pas nécessairement à la suite du rétablissement. Précédemment, nous parlions de Michel Dagon et autres qui ont vu disparaître même des cancers (Michel Dagon et Jean-Claude Gruau) par le long jeûne sans qu’il y ait retour de la « vrai » faim après respectivement 39 et 28 jours de jeûne.




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MessageSujet: Re: Rupture du jeûne   Dim 24 Avr - 2:50




La rupture du jeûne



Le soin qui doit être apporté à la rupture d’un jeûne est en proportion de la durée du jeûne et de la condition générale du jeûneur. La méthode éprouvée consiste à rompre le jeûne avec une alimentation liquide composée de jus fruits, ou de tomates, ou de pastèques ou de bouillons de légumes. Le jus de fruits, en général le jus d’orange est employé le plus souvent.



Les jus d’orange, de pamplemousse ou de tomate fraîche sont excellents pour rompre un jeûne. Le jus de pastèque ou d’ananas frais, ou de raisin frais, peut aussi être employé. On peut donner un demi-verre pour commencer. Une heure après, on peut redonner un demi-verre. Le premier jour, on peut donner du jus de fruit toutes les heures. Le deuxième jour, on peut donner un verre entier de jus de fruit toutes les deux heures. Les troisième et quatrième jours, on peut donner l’orange ou le pamplemousse entiers, et le cinquième jour d’autres aliments peuvent être ajoutés. Il ne faut pas tenter de donner de repas importants avant une semaine. Ces instructions sont valables pour les jeûnes prolongés. La rupture d’un jeûne court demande moins de précautions, et il est habituellement suivi pendant plusieurs jours d’une diète d’élimination.



Il y a une tendance, de la part du jeûneur, à vouloir manger de trop, non seulement parce qu’il est affamé, mais aussi parce qu’il désire reprendre du poids. Ses amis également le poussent à manger. Sinclair dit avec raison : « Une personne qui a fait un long jeûne offre à ses voisins un spectacle inquiétant, et l’impulsion de ces derniers est de lui faire avaler un bon repas dès que possible ».



On peut rompre un jeûne avec presque n’importe quel aliment, mais il faut être plus prudent si l’on prend des aliments concentrés. Il y a des facteurs individuels qui doivent être pris en considération. Sinclair raconte qu’il a rompu un jeûne avec une grande plaquemine japonaise bien mûre (kaki : fruit à la forme d’une tomate), et il dit qu’il fut pris de crampes violentes qui le firent se plier en deux. Un de ses amis eut une expérience semblable avec le jus d’une orange; « mais c’était un homme à qui les fruits acides n’avaient jamais réussi ».



Un jeûne long a tendance à supprimer ces faiblesses digestives, mais il ne réussit pas toujours à le faire, en particulier lorsque le jeûne n’a pas été mené jusqu’au bout.



Certaines idées fallacieuses concernant la rupture du jeûne méritent qu’on leur prête attention …



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MessageSujet: Re: Rupture du jeûne   Dim 24 Avr - 2:51



Rupture inadéquate du jeûne



Certaines idées fallacieuses concernant la rupture du jeûne méritent qu’on leur prête attention. Le Dr Kritzer dit : « Lorsqu’on interrompt un jeûne, il est sage de consulter le malade au sujet de l’aliment qu’il désire prendre pour son premier repas. N’importe quel aliment désiré devrait lui être accordé, même si c’est de la viande, de la crème glacée, du chocolat ou tout autre aliment n’appartenant pas à la catégorie des fruits ou légumes ».



« Dans ce cas on peut se fier complètement à l’appétit (instinct) du malade et il se peut que l’aliment ardemment désiré satisfasse un besoin essentiel. Si on n’accède pas à cette demande, le rétablissement peut être retardé. »



Il est vrai qu’un long jeûne a tendance à rendre beaucoup plus sains le goût et la sélection des aliments, et on peut alors se fier à eux davantage; mais beaucoup de malades désirent ardemment des aliments qu’ils avaient l’habitude de consommer avant le jeûne. Ces retours aux anciennes habitudes ne doivent pas être permis sous le fallacieux prétexte que les aliments « souhaités » répondent à un certain besoin essentiel. Il arrive très souvent qu’à la fin d’un jeûne le malade souhaite manger les aliments qu’il a toujours eus. Mais, s’il est ensuite nourri différemment et qu’il fait un second jeûne, à la fin du second jeûne il désirera ardemment manger les aliments qu’il a mangés à la suite du premier jeûne.



Toutes substances contenues dans le chocolat peuvent être fournies par d’autres aliments, et il serait inadéquat de permettre au malade le retour à un régime qui provoqua la maladie. J’ai vu deux jeûnes rompus avec du chocolat et je ne tiens pas à en voir d’autres; de même que je ne tiens pas à voir rompre un jeûne avec de la crème glacée.



En supposant qu’on puisse se fier entièrement à l’appétit (instinctif) du malade, après un long jeûne, il n’y a pas de raison pour que nous limitions la satisfaction de ses envies au premier repas. Non seulement nous devrions lui permettre de prendre les aliments qu’il désire, mais nous devrions également lui laisser manger la quantité réclamée par son appétit. Cependant, nous savons tous que cela ne peut se faire. Un homme rompt son jeûne avec des sandwiches composés de pain et de viande et il meurt dans les vingt-quatre heures. On ne pouvait tout simplement pas se fier à son appétit « instinctif ».



Lorsqu’on rompt un jeûne il est toujours préférable d’être prudent et d’employer des moyens qui ont fait leurs preuves. Ainsi l’on suivra un régime approprié plutôt que d’adopter des théories fantaisistes et curieuses (voire dangereuse).



Le Dr Kritzer dit aussi : « Il vaut mieux rompre un jeûne a cinq heure de l’après-midi afin que le malade ait la possibilité de bien digérer son repas avant de dormir. Cela permet également aux organes digestifs d’avoir un long repos entre le premier et le second repas ».



Il n’y a pas d’heure particulièrement favorable pour rompre un jeûne. Il n’y a pas de raison pour que le repas soit complètement digéré avant que le malade dorme. Si le jeûne est convenablement interrompu, l’estomac n’a pas besoin d’un repos de douze à quatorze heures avant le second repas. La deuxième dose de jus d’orange peut être donnée une heure après la première, au lieu d’un jour plus tard. Je n’hésiterais pas à rompre un jeûne à minuit, ou à n’importe quel moment, si la faim revenait. Si le jeûne est interrompu avant le retour de la faim, on peut rompre à n’importe quelle heure de la journée. Il n’y a pas plus de raison de nourrir rituellement après un jeûne qu’à tout autre moment.




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MessageSujet: Re: Rupture du jeûne   Dim 24 Avr - 2:52




La faim après le jeûne



Mon expérience s’accorde bien avec celle de Carrington qui dit qu’après un jeûne le jeûneur est affamé et qu’il faut à tout prix contrôler son alimentation pendant les quelques jours où il est ainsi affamé. Il ajoute qu’après les premiers jours, si elle est contrôlée, la voracité « extrême » disparaître pour ne plus revenir. Il qualifie cette période de « période dangereuse » et dit, que cette période une fois passée on ne désire plus « de grosses quantités de nourriture comme avant le jeûne ». Il fait remarquer aussi que, dorénavant, il n’y a plus « d’envie de viandes chaudes, épicées ou stimulantes ».



Ceci concorde bien avec mes propres expériences et mes observations. La période de faim qui suit un long jeûne dure deux semaines ou davantage. Le malade se plaint toujours de ce qu’on ne lui donne pas assez à manger. Il va reprendre des forces et du poids, et se sentira bien en général, mais il y aura cette demande persistante pour une plus grande quantité de nourriture; céder à cette demande conduirait invariablement à la suralimentation et, souvent, provoquerait des dérangements et des malaises. La demande de nourriture sera satisfaite par une alimentation modérée, durant deux semaines ou moins dans la plupart des cas, après quoi le malade ne sera plus incommodé par une faim persistante. Les malades qui refusent de contrôler leur alimentation pendant cette période, qui mangent en cachette et se rassasient, prennent généralement du poids très rapidement, mais leur visage et les autres parties de leur corps deviennent bouffis, indiquant un engorgement; et, dans tous les cas, ils détruisent une grande partie des bienfaits résultant de la période d’abstinence.



Les malades les plus difficiles à manier après le jeûne sont ceux qui sont soucieux de reprendre rapidement du poids, cela devenant souvent une obsession chez eux. Ils réclament de grosses quantités de nourriture, se font du souci parce qu’ils ne grossissent pas plus vite, deviennent des gloutons et n’atteignent pas le but qu’ils s’étaient fixé à cause de la suralimentation, de l’anxiété et de la tension.



C’est ici que semble se trouver le secret de l’ancienne popularité du régime lacté. On faisait jeûner les malades, et puis on leur imposait un régime lacté. On leur donnait du lait toute la journée, toutes les demi-heures, et si cette suralimentation neutralisait une grande partie des bienfaits du jeûne, elle satisfaisait la faim du malade qui venait de rompre un long jeûne. Les malades grossissaient rapidement, bien qu’ils accumulassent de l’eau plutôt que de la chair, mais le poids tombait dès qu’on reprenait le travail. La méthode était psychologiquement un succès, et causait aux docteurs moins d’ennuis que n’en causait la méthode consistant à nourrir rationnellement les malades.



Le Professeur Russel H. Chittenden confirme l’opinion qui vaut que le jeûne détruise l’envie qu’on ressentait pour des substances anormales et pour de grandes quantités de nourriture. Il dit : « le Dr Underhill tenta de retourner à son ancien mode de vie, mais trouva difficile de consommer quotidiennement les quantités de nourriture qu’il avait l’habitude de manger auparavant ». Le Dr Underhill n’avait pas jeûné, mais avait suivi un régime pendant un certain temps. Le Dr Chas E. Page dit : « Lorsqu’on a été habitué à la dilatation provoquée par le gros volume de nourriture de l’ancien régime, et qu’ensuite on ne prenne plus qu’une ration physiologique d’aliments purs et plus nourrissants, l’estomac ressentira l’absence de cette stimulation provoquée par la dilatation; il faudra du temps (dans certains cas) pour que l’estomac reprenne des dimensions normales, à moins qu’on ne prenne de grosses quantités de fruits avec des céréales ». Quand on a réussi à traverser cette période de faim constante, l’estomac semble alors se contenter d’un volume moindre de nourriture. Si le malade se contrôle pendant cette période, tout ira bien par la suite.







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MessageSujet: Re: Rupture du jeûne   Dim 24 Avr - 2:52



L’alimentation après le jeûne



Après le jeûne, la nourriture devrait être la meilleure au point de vue qualités nutritives. Il ne faut pas employer de jus de fruits en bouteille ou en conserve pour rompre le jeûne. Seuls des fruits et légumes frais doivent être utilisés. Si des aliments secs doivent être employés, seuls les aliments séchés au soleil doivent servir. Tout aliment utilisé doit avoir sa teneur compète en vitamines et en minéraux. Produits conservés, fruits sulfatés, aliments dénaturés de toutes sortes, aliments trop cuits ou qui ont été hachés ou écrasés de sorte qu’ils sont subi des pertes vitales par oxydation, ne doivent pas être employés. La perte des minéraux et vitamines ne peut être compensée par des pilules de vitamines, quelles qu’elles soient, ni par des préparations de minéraux quelle qu’en soit leur provenance Ces éléments doivent être fournis par des aliments naturels. Après un long jeûne il y a un besoin plus grand de protéines que d’hydrates de carbone. Comme l’organisme qui a jeûné va reconstruire ses tissus rapidement, il lui faudra plus de protéines que dans un régime normal. Il lui faudra des protéines de bonne qualité, qui devront être aussi fraîches et complètes que possible. Il devrait être superflu d’ajouter qu’il ne faut pas donner la ration compète de protéines dès le premier jour. La rupture d’un long jeûne demande de la circonspection et des précautions, et c’est graduellement que le malade doit être amené du jeûne à des repas complets.



Tout ce que mentionne Shelton ici a été écrit dans les années 50 mais toujours d’actualité. D’ailleurs, aujourd’hui on ne fait que commencer à se rendre compte que la supplémentation artificielle n’est que très peu efficace. Le docteur Richard Béliveau, un éminent chercheur dans le domaine du cancer, soutient que toutes nos vitamines, minéraux, oligo-éléments doivent être tirés de l’alimentation. Pour le docteur Béliveau, les suppléments, même pris en grande quantité n’arrivent pas à combler les manques puisqu’ils sont dissociés des autres éléments contenus dans l’aliments aidant à l’assimilation.



Autre point à souligner, à l’époque de l’écriture de son livre, l’alimentation dénaturée était déjà consommée et, à cette époque, la certification de l’alimentation biologique n’était pas encore inventée. Ce fut particulièrement dans les années 50 que les insecticides, herbicides, fongicides, pesticides, engrais chimiques … etc. firent leur apparition sans trop de contrôle; c’était le début de la dénaturalisation industrielle de l’alimentation. À noter qu'on avait commencé bien avant à le faire, on a qu'à penser à la farine qui, à l'époque de Shelton était déjà débarrassée de plusieurs éléments nutritifs. Aujourd’hui, heureusement, depuis quelques décennies, on commence à se rendre compte de tous les dégâts causés par cette façon antinaturelle de procéder. Il est cependant difficile de faire marche arrière et il faudra sans doute plusieurs décennies pour renverser la vapeur. On peut affirmer que Shelton était bien en avance sur son temps.




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