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 Le jeûne chez les animaux

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luc



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MessageSujet: Le jeûne chez les animaux   Dim 24 Avr - 16:13



Jeûne chez les animaux

À différentes périodes de leur vie, pour diverses raisons, les animaux jeûnent.

Nous qui sommes du règne animal, pourquoi ne jeûnerions-nous pas occasionnellement pour les mêmes raisons que le font les animaux!

Pourquoi les animaux jeûnent-ils?

Avez-vous déjà remarqué qu'un animal malade, stressé ... etc ... ne mange pas?

Les biologistes, physiologistes et chercheurs de tous genres ont remarqué les nombreux cas de chiens et d'autres animaux ayant jeûné dix, vingt jours ou plus, quand ils ont une lésion interne ou une fracture. Il est bien connu qu'un animal malade refuse de manger. (Shelton)

Le Dr F. Oswald dit: "Une maladie sérieuse pousse tout animal à jeûner. Le daim blessé se retire dans un autre écarté et s'abstient de manger des semaines de suite". Le Dr Erwin Liek approuve le jeûne et observe que "les petits enfants et les animaux, guidés par un instinct infaillible, limitent le plus possible leur nourriture s'ils sont malades ou blessés"

Le repos physique, le repos physiologique et l'eau sont leurs remèdes ... toute la nature obéit à cet instinct. (Shelton)

Une dépêche de l'Associated Press venant de Rapid City (Dakota-Sud) mentionnait ceci:

Un fermier avait vingt et un porcs. Après une tempête de neige, il ne put en retrouver que vingt. Il considéra le porc manquant comme perdu. Quarante-quatre jours après le tempête de neige qui avait enseveli le porc, M. Sparks entendit un grognement. Creusant dans une épaisseur de neige atteignant un mètre environ, il dégagea l'animal qui sortit par ses propres moyens et, bien que très maigre, ne se remit pas à manger immédiatment.

Pendant l'hibernation, l'animal peut ne pas manger; il dépend alors entièrement des réserves de nourriture emmagasinées dans son corps. Les données dont nous disposons indiquent que dans tels cas le corps peut perdre jusqu'à cinquante pour cent de son poids. Dans d'autres cas, la nourriture est conservée dans l'habitat d'hiver et l'animal se réveille de temps en temps pour manger. En hiver, il y a des périodes de jeûne chez ces animaux qui hibernent mais dans un sens limité. Les souris et les écureuils, par exemple, qui font provision de nourriture pour l'hiver, dorment souvent pendant plusieurs jours de suite sans manger.



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luc



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MessageSujet: Re: Le jeûne chez les animaux   Dim 24 Avr - 16:16



Parfois, l'animal, même en bonne santé doit jeûner pour des raisons qui sont hors de son contrôle : sécheresse, hiver rigoureux où il ne trouve pas de nourriture, emprisonnement accidentel ... est-ce bénéfique pour eux, même si c'est contre leur volonté?

On pourrait penser qu'un jeûne, sans que nous soyons malade soit bénéfique pour la plupart. Certaines peuplades, tels les Hounzas jeûnent, de façon "accidentelle" en raison de la saison froide et du manque de nourriture. Selon des recherches à leur sujet, il est dit qu'ils ont une santé supérieure.

Lorsqu'une personne, même en "bonne santé" jeûne, qu'elle le veuille ou pas, l'autolyse se met en branle. Lors de ce jeûne, elle remarquera diverses démonstrations autolytiques : des sécrétions (nasales, vaginales), les urines devenant brouillées, mauvaise haleine, la langue blanche ... indiquant que même si elle se dit en bonne santé, il se produit tout de même une détoxication.

Nos animaux domestiques auraient probablemet besoin occasionnellement de jeûnes préventifs, ils sont sans doute très intoxiqués par l'alimentation, bien souvent contre-nature qu'on leur donne. On fait manger des céréales à nos chiens et chats alors que ce sont des carnivores. C'est un peu comme si on faisait manger de la viande à nos vaches laitières .... ce qu'on fait d'ailleurs en mélangeant à leur nourriture des protéines animales! C'est le monde à l'envers.

Donc, à moins de vivre sur une île déserte, loin de la pollution tout en ayant une alimentation biologique, sans stress ... un jeûne préventif occacionnel ne pourrait qu'être bénéfique.

Luc


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luc



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MessageSujet: Re: Le jeûne chez les animaux   Dim 24 Avr - 16:18


LE JEÛNE CHEZ LES ANIMAUX (par EfferveSciences)

Pour bien comprendre le sens et la logique biologique du jeûne, on se retournera une fois de plus vers nos compagnons, les animaux.
Le jeûne est en effet très courant dans le monde animal, mais comme il n’est pas volontaire, on lui donne d’autres dénominations comme ”période de rut” ou ” hibernation ”, ou bien ” stade pupal”.
Pourtant, il s’agit bien d’un jeûne, qui accompagne une fonction physiologique liée à un événement vital pour l’animal. Prenons la période sexuelle.

• Votre chat, va sortir quatre jours d’affilée, revenir épuisé, efflanqué, peut-être papa… Il n’aura pas mangé durant toute la période. Mais c’est un animal domestique, il est partagé entre son destin et sa gamelle.

Le phoque d’Alaska, lui, n’est pas domestique. Dès la fin du printemps, alors qu’il est au mieux de sa forme et de ses réserves, il attaque une saison totalement dévolue à la séduction, à l’accouplement, à la défense du territoire où il a confiné son harem. Pour les initiés, il s’agit d’un état 100% Yang, dévolu à une activité centrifuge maximale et à un catabolisme physiologique effréné : il consomme tout ” ce qu’il y a à l’intérieur ” pour agir autour de lui sur l’extérieur.
Et Yang, catabolisme, retenons bien ces mots qui seront égrenés tout au long de cet article.
Notre phoque, épuisé, parfois meurtri, efflanqué, va-t-il en fin de rut se précipiter à l’eau pour se restaurer ? Non pas : il se choisit un coin tranquille au milieu des herbes, où il va s’isoler et se reposer pendant trois semaines. Seulement alors, il glisse vers la grève et se lance vers les zones où (comme la nature est bien faite), le menu fretin commence à pulluler. Avant de retrouver la faim et le désir de manger, le phoque aura passé deux à trois mois de dépenses, puis de repos.

Plus triste est le sort du saumon : celui-ci, à partir du moment où il commence à émigrer de la mer vers le fleuve, ne va plus rien manger, entièrement occupé à trouver sa route et à vaincre les embûches. Arrivé en amont des rivières, il est débarrassé de toute sa graisse musculaire, mais a gardé toutes ses forces pour le frai. A l’instant où il libère sa semence, il est pratiquement condamné car il est alors très affaibli (un régal pour les ours) et ses organes digestifs ne sont plus fonctionnels…
Pour ces deux exemples, l’instinct de reproduction met en danger la vie des animaux, au bénéfice de la génération suivante.

Chez les animaux subissant des métamorphoses, le phénomène est différent. C’est la larve (prenons la chenille pour le papillon, ou bien le têtard pour la grenouille…) qui va dans un écosystème favorable, dévoré pendant des semaines et constitué des masses de tissus fonctionnels (pour leur propre vie, essentiellement d’ordre digestif) ou de réserves: on a alors typiquement un état Yin, dévolu au développement intérieur, sans aucune communication avec l’extérieur, aucune perte de temps ou d’énergie, et une physiologie de construction tissulaire, c’est-à-dire d’anabolisme.
A un certain point de leur croissance, les insectes voient leurs larves se détourner de la nourriture, s’isoler et s’entourer d’une coque de protection : ils atteignent le stade de pupe, au cours duquel commence le phénomène inverse : un catabolisme intense de tous les tissus larvaires et des substances de réserve, et un remodelage complet de tout l’organisme pour fonder un nouvel individu. Entre la chenille et le papillon, il n’y a pas une seule cellule (sauf certains neurones et cellules sensitives) qui soit restée fonctionnelle.

Le jeûne total et l’inactivité ont été mis à profit pour créer un nouvel organisme. Avec le même ADN, mais avec l’expression de gènes différents.
A noter : cet élan vital nouveau, suite à la métamorphose, a lieu très souvent en période de pleine lune, une période Yang s’il en est…

Chez les batraciens, il n’y a pas de stade pupal. Le têtard sous l’influence de ses hormones thyroïdiennes, va remodeler insensiblement son corps, avec l’apparition des membres (mais la perte de sa queue), la mise en route de la respiration pulmonaire (mais la lyse des branchies) et le renouvellement total du tube digestif destiné à un régime alimentaire différent.
Le jeûne du têtard va durer environ trois semaines, au cours desquelles il saura auto-digérer les tissus inutiles (et uniquement ceux-là) pour se réer un nouvel organisme, adulte celui-ci. Les phases de catabolisme et d’anabolisme sont concomitantes ; Et très bien réglées, car la petite grenouille est en pleine forme pour se nourrir enfin d’insectes, et pour entamer déjà la période de reproduction…

Les oiseaux migrateurs mettent en œuvre un jeûne d’effort : ayant accumulé (stéatose hépatique) de grandes quantités de réserves énergétiques, ils peuvent jeûner pendant toute la migration (cf. les saumons), sans transformation particulière de leur organisme. A noter que leur facilité à accumuler des graisses dans le foie, les a fait choisir par les égyptiens comme animaux succulents, qu’on peut gaver et élever pour des délices réservées aux humains…

L’hibernation est un état de sommeil durant lequel la respiration, la circulation et tous le métabolisme sont considérablement diminuée, lorsque les animaux se terrent dans un abri pendant l’hiver.
La chaleur du corps s’abaisse jusqu’à atteindre la chaleur de l’air (d’où l’intérêt d’une tanière calfeutrée, d’un grenier ou d’une ruche) et les animaux consomment lentement leurs réserves (et rien que leurs réserves… pour perdre entre 30 et 40 % de leurs poids.
Souvent ces animaux ont entreposé à l’automne des baies de réserve, qu’ils peuvent avaler de temps en temps ou lors du ” grand réveil ”. Les espèces ” inférieures ” (batraciens, reptiles, mollusques) trouvent des solutions spécifiques, en s’enroulant ensemble (nids de vipères), ou en produisant un mucus protecteur (grenouilles, escargots).

L’estivation, ou sommeil estival est une période de repos qui touche certains animaux lors des grandes chaleurs de juillet-août (dans l’hémisphère Nord). Les alligators s’enterrent sous une croûte de boue, ainsi que de nombreux batraciens et reptiles. Un poisson, le Dipneuste, subit un changement physiologique évident : ses poumons (bizarre pour un poisson), deviennent fonctionnels, ses branchies cessent toute fonction, et il poursuit son estivation grâce à une respiration de secours. Est-ce par ce phénomène que sont apparus les premiers vertébrés terrestres ?

Certains animaux sont capables de prodiges, dans la durée de leur jeûne : treize mois pour un python en captivité, seize mois pour des grenouilles, dix-sept mois pour des araignées. Nous précisons bien : jeûne, avec retour de l’alimentation et des activités, et non pas inanition de l’animal avec son décès à la clé !

Ainsi, des animaux nous montrent que le jeûne est une attitude correspondant à un besoin physiologique. Une attitude qu’ils adoptent par instinct, car ils sont programmés dans ce sens, dans certaines circonstances.

http://www.effervesciences.com/jeune-chez-les-animaux.html




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