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 Quand et comment COUPER le jeûne? (Mosséri)

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luc



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MessageSujet: Quand et comment COUPER le jeûne? (Mosséri)   Lun 25 Avr - 3:40



Quand et comment couper le jeûne? (selon Albert Mosséri)

Il existe plusieurs domaines de l'hygiénisme où nos connaissances sont limitées et où les recherches sont désirables. Mais fera-t-on jamais des recherches là où la responsabilité est engagée face au manque total de liberté médicale? Les chirurgiens ont certes dû crever dix mille yeux avant de réussir l'opération délicate de la cataracte, et sans lea moindre conséquence légale. Les hygiénistes ne sont pas protégés par les lois pour encourir de tels risques.

A quel moment faut-il couper le jeûne? Selon le Dr Dewey, il faut attendre le retour de la faim, selon Tilden c'est plutôt la normalisation des sécrétions, Shelton tient compte de ces signes de même que l'apparence de la langue. Pour nous, c'est surtout le goût de la bouche au réveil qui compte le plus. Voyons chacun de ces signe un à un:

Le retour de la faim

Le Dr Vetrano n'a rencontré (jusqu'en 1980 puisque ce livre fut écrit en cette année) que 10 cas de retour de la faim.

Un autre problème se pose: pour arriver à la vraie faim, il faut en général pousser le jeûne 40 à 60 jours, ce qui est très rare. J'ai rarement vu le retour de la faim chez un jeûneurs depuis 25 ans que j'en surveille. Il en est de même pour tous les praticiens du jeûne.

Sur notre groupe, où environ 200 jeûnes ont été effectués dont certains au-delà de 40 jours, aucun jeûneur n'a atteint cette faim décrite par Shelton et les autres.

Les sécrétions

Au fur et à mesure que le jeûne progresse, les sécrétions deviennent plus propres: l'urine s'éclairciit, la salive devient meilleure, le corps n'émane plus de mauvaises odeurs, etc. Mais il arrive souvent que la faim ne reviennee pas encore en dépit de ce nettoyage.

La langue

La langue se décharge vers la fn du jeûne pour devenir propre et rose. Néanmoins, ce signe à lui seul ne suffit pas. Le goût de la bouche est à notre avis plus important, de même que l'abondance de la salive.

L'état général

On doit tenir compte surtout de l'état général, mais seul l'hygiéniste professionnel peut juger.

Le danger

Il est dangereux, disent les auteurs (Shelton) de poursuivre le jeûne au-delà du retour de la faim. Ce serait le début de l'inanition.

Quel est donc le signe qui doive nous indiquer le début du danger? Le saura-t-on jamais? Nous avns vu, rarement, des jeûneurs poursuivre leur jeûne jusqu'au retour de la faim. Et il en est de même de la majorité des hygiénistes. On ne peut sûrement pas tirer des conclusions en se bassant sur quelquess cas rares qui se comptent sur les doigts d'une main. ll paraîtra donc que l'expéirence dans ce domaine doive être pour l'instant très limite car les bien-portants, s'il y en a, ne sont pas portés à jeûner et les mal-portants ne poussent presque jamais le jeûne jusqu'au retour de la faim naturelle.

Les réserves

Chez les obèses, les réserves sont réellement déséquilibrées. Et sur ce plan, le maigre n'est nullement au même niveau de déséquilibre que le gras, comme l'affirme Shelton. En effet, le maigre digère mal et absorbe mal et n'assimile rien, alors que le gras digère bien, absorbe très bien, mais assimile mal. Les aliments digérés par le gras sont absorbés et gardés en réserve, tandis que chez le maigre, les aliments sont mal digérés et mal absorbés et finalement sont rejetés en grande partie dans les selles.

Il s'ensuit que le gras a des réserves respectables de graisse surtout, alors que le maigre n'en a pour ainsi dire pas. Durant le jeûne, la graisse a besion d'être assimilée et brûlée. Or ce travail réclame des vitamines et des sels minéraux qui ne sont pas aussi abondants que la graisse. Il s'ensuit qu'après 4 à 6 semaines, les réserves de vitamines et de sels minéraux s'épuisent, tandis que les réserves de graisses sont encore abondantes. La perte de pids tend à s'arrêter complètement et le jeûneur se décourage.

Or, nous avons donné à ces jeûneurs, alors qu'ils étaient à leur 30 ième ou 40 ième jour de jeûne, et tout en jeûnant, une quantité minuscule de nourriture (un doigt de jus de carottes par jour dans un litre d'eau, ou 2 feuilles de laitue par jour seulement ou encore un demi-pamplemousse). Et le résultat inattendu fut que la perte de poids reprit de plus belle à la satisfaction de tous.

Les coliques sont causées par les gaz. Dans ce cas, nous avons toujours encouragé le jeûneur à continuer en ignorant les coliques. Mais le résultat de notre maladresse fut que cette catégorie de personnes supportent quelques jours puis se découragent et décident brusquement d'arrêter le jeûne. Depuis lors, dès l'apparition de malaises chez les gras qui commencent le jeûne, nous donnons un fruit dur. Il se produit un certain préristaltisme et les gaz sont ainsi déplacés. Cette méthode a donné des résultats très satisfaisants et les personnes sont soulagées et peuvent poursuivre leur jeûne sans plus d'ennuis. Par contre, dans ces cas, les lavements ne peuvent pas grand-chose et doivent être refusées systématiquement. Une purge serait indiquée avec quelques pommes.

Ce qu'écrit Mosséri ici doit certainement se faire uniquement au commencement du jeûne (même s'il n'est pas très clair). Un fois le jeûne bien entrepris, on imagine mal prendre des fruits durs tels des pommes.


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Dernière édition par luc le Lun 25 Avr - 4:13, édité 1 fois
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luc



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MessageSujet: Re: Quand et comment COUPER le jeûne? (Mosséri)   Lun 25 Avr - 4:08


Comment couper le jeûne dans les cas graves

Le jus d'orange est certes bon pour couper le jeûne d'une personne bien portante ou jeune, mais à la condition expresse de le diluer énormément.

Néanmoins, certains jeûneurs sont parfois dérangés par l'acidité du jus, le sucre étant assimilé rapidement, l'élimination encore inachevée se trouve brusquement freinée.

Le bouillon de légumes clair et chaud a les avantages suivants qui sont indéniables et que nous considérons comme étant d'une importance capitale pour les cas graves:

1) Il procure au jeûneur beaucoup d'eau. En effet, après un long jeûne, tous les sujets sont un peu déshydratés car ils boivent trop peu d'eau vers la fin du jeûne. "L'eau ne passe pas", vous dira un jeûneur. D'autres la vomissent même s'ils la prennent chaude ou par petites gorgées comme nous leur conseillons. Les toxines sont tellement concentrées qu'ils finissent par surmemer les reins et même provoquer des inflammations à la vessie: cystite, reins douloureux, etc. Il faut insister toujours pour que les jeûneurs boivent un minimum de 2 à 3 verres d'eau, par jour, même s'ils n'ont pas soif. Le contraire serait dangereux. Shelton ne le dit pas clairement et c'est bien dommage car les lecteurs retirent une tout autre impression.

2) Le bouillon procure une chaleur intense. En effet, cette chaleur procure un bien-être considérable et une relaxation nerveuse certaine. Chez les jeûneurs, la production de la chaleur tombe au minimum. Le bouillon chaud pallie à cet inconvénient et économise les forces du corps. La bouillotte chaude aux pieds est en plus de cela.

3) Le bouillon ne contient pas d'acides ni de sucre comme le jus d'orange. Or l'acide réclame à être neutralisée et le sucre à être digéré, ce qui freine un peu l'élimiination, laquelle en général n'est jamais terminée. On a donc avantage à laisser l'élimination se poursuivre en évitant les acides et les sucres.

4) Le bouillon de légumes est cuit, donc peu nutritif. Nous voyons là un avantage et non un inconvénient. En effet, notre but n'est pas de couper le jeûne et de nourrir le sujet, mais de prolonger l'élimination avec le moins de nutrition possible. Les éléments cuits dans le bouillon sont en quantité si petite qu'on ne peut vraiment pas parler d'aliment cuit donc nocif, même si le bouillon est poursivi pendant des journées entières, il est sûrement préférable aux cures de fruits crus. "Les jus sont plus nourrissants", nous écrit Shelton dans une lettre. Mais notre but n'est pas de nourrir le jeûneur à ce stade de l'élimination inachevée.

Mosséri écrit que les légumes cuits n'ont plus aucune valeur puisqu'ils perdent leurs vitamines et minéraux. On peut mettre un bémol sur cette déclaration car si nous analysons des légumes cuits et crus et que nous les comparons, c 'est loin d'être le cas. Prenons uniquement le cas de la carotte pour n'en mentionner qu'un; nous pourrions faire la même comparaison avec tous les autres légumes.

........................vit C ....sodium - potassium - calcium - fer- phosphore - vit A

carotte cuite:.....5 mg......87mg.......352mg.......45mg....1mg.....45mg....2580mg
(150 g)

carotte crue:......50..........104 ..........480...........50 ........0.4.......53.......1805
(150 g)

Comme on peut le constater, en comparant le même légume cuit et cru, on se rend compte que le légume cuit conserve beaucoup de sa valeur et que même certains nutriments sont plus élevés après la cuisson. Le seul nutriment qui perd davantage est la vitamine C qui est affectée par la chaleur.

voici d'autres exemples de légumes crus et cuits, démontrant qu'un légume cuit, même s'il perd un peu de ses nutriments, demeure tout de même très nutritif.

................... sodium......potassium.....vit A.....vit C...calcium....fer.....phosphore

chou cru ........36 mg .......492 mg .....34mg...64mg....94mg....1mg......46 mg
(200g)
chou cuit.........16 ............194...........28 .......40 ..........62...... .3 .......30
(200g)

brocoli cru........66 ............632 .........132 .... 178 .........94 ...... 1 ...... 132
(200g)
brocoli cuit....... 82 ........... 586 ........ 393 .... 130 ........ 80 ...... 1 ...... 134
(200g)

Dans ces deux derniers légumes, on peut noter que la vit C est moins affectée par la cuisson


sources: les sites Harmonie Santé http://www.harmoniesante.com/HS/default.aspx
La Nutrition.fr http://www.lanutrition.fr/index.php


5) Le bouillon permet souvent de poursuivre "le jeûne" quand des obstacles persistants obligent à l'interrompre (comme les vomissements sans fin, le saignement des gencives, etc.).

C'est ainsi que le bouillon tient une place très importante dans nos techniques durant le jeûne, mais seulement pour les cas graves.

Pour tous les autres, parfumer l'eau en y ajoutant un jus quelconque. Puis donner des fruits tendres et entiers suivis de fruits plus solides.



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MessageSujet: Re: Quand et comment COUPER le jeûne? (Mosséri)   Lun 25 Avr - 4:20

Comment couper le jeûne en général

On ne peut pas couper le jeûne avec n'importe quel aliment, sous peine de graves ennuis. Deplus, il faut suivre une certaine progression dans la réalimentation. Couper le jeûne tout seul c'est toujurs céder aux tentations multiples, aux grosses quantités l'aliments. L'individu ne raisonne qu'avec son estomac quand il crie famine. Or, l'estomac accablé par une trop grande quantité d'aliments ne digère rien.

En général, il faut choisir les plus aqueux et les mons concentré. Couper avec du pain, des bouillies, des noix, des oeufs, etc., c'est aller au-devant du danger.

Depuis plus d'un siècle, la tradition chez les hygiénistes et les naturopathes est de couper avec du jus d'oranges. C'est ainsi que Shelton avait toujours pris l'habitude de couper le jeûne avec un demi-verre de jus d'orange toutes les heures, pour le premier jour. Deuxième jour un verre de jus toutes les deux heures ... troisième jour des fruits entiers pris progressivement en petites quantités. Les repas normaux seront ainsi atteints vers le 7 ième jour, pas avant.

Pour notre part, nous avons mis au point tout un système pour couper les divers jeûnes selon les cas.

Actuellement (1980), le jeûne n'est plus coupé avec des jus dans la maison du Dr Shelton. Cette maison est dirigée par la doctoresse en médecine Viviane Vétrano, depuis que Shelton a pris sa demi-retraite.

Le Dr Vétrano commença à espacer les jus de plus en plus: elle en donna toutes les deux heures, puis toutes les trois heures et enfin vira vers les aliments qu'elle qualifia de "solides". En vérité, ce ne sont pas des aliments vraiment solides, mais aqueux, entiers et tendres. En effet, elle coupe actuellement le jeûne avec des tomates, oranges, pamplemousses, mais pas avec des pommes, ni des carottes qui seraient trop dures pour les intestins.

De cette façon, elle a remarqué que le péristaltisme intestinal est favorisé. La première selle arrive dès le premier ou le second jour de la rupture du jeûne alors qu'avec les jus cette selle n'arrivait qu'au bout de plusieurs jours, souvent au bout du 7 ième jour.

Son programme actuel est le suivant:

1 ier jour: la moitié d'une orange moyenne toutes les 2 heures
2 ième jour: une orange entière moyenne toute les 2 heures (on peut varier en alternant orange, tomate, poire, pomme, etc.).

Ceux qui ne veulent pas gagner du poids prennent des tomates et des pamplemousses au lieu des fruits sucrés. Quand le jeûne ne dépasse les 15 jours, on coupe directement par un fruit entier au lieu de la moitié. La progression est aussi plus rapide par la suite.


Nicole Boudreau

Le menu de la réalimentation est léger; il se compose de jus de fruits frais, puis de fruits entiers. Pendant les trois ou quatre premiers jours de réalimentation, on mange donc des repas de fruits qui satisfont largement notre appétit naissant.

Les fruits sont constitués de sucres simples; ils fournissent à l'orgnisme de l'énergie, des minéraux et des vitamines facilement assimilables; les fibres des fruits drainent les toxines intestinales produites par l'autolyse et stimulent les contractions naturelles de l'intestins (péristaltisme).

Après quelques jours de fruits, soit au troisième ou au quatrième jour, la personne qui se réalimente peut consommer des légumes verts crus (laitue, poivrons, céleri), et des légumes verts légèrement cuits à la vapeur (brocoli, chou-fleur, haricots verts, pois mange-tout, asperges ...).

Jean Rocan

Voici le menu du biologiste pour rompre le jeûne

1er jour : 9h00 Jus d' agrumes frais pressé

11h30
à
18h30 Agrumes entier à toutes les deux heures

2er jour: 9h00 Une orange ou un pamplemousse
12h00 2 oranges ou 2 tomates ou un melon
17h00 3 oranges ou 3 tomates ou un melon


3er jour: 9h00 Jus d'agrumes ou agrumes entier ou fraises
12h00 Fruits mi-acides (pommes,raisins,poires.....)
17h00 Laitue,crudités,chou-fleur et pomme de terre

etc ...


Pour notre part (Mosséri), nous appliquons divers programmes selon le cas et selon l'état de santé préalable du jeûneur.


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MessageSujet: Re: Quand et comment COUPER le jeûne? (Mosséri)   Lun 25 Avr - 4:32


Menu de désintoxication après un jeûne incomplet (Mosséri)

Tous ceux qui ont coupé le jeûne avant son terme, c'est-à-dire avant la purification totale, ont avantage à poursuivre un régime strict de désintoxication comme suit:

Matin:

1/2 litre d'eau citronnée avec une cuillerée à thé de jus de citron ou une cuillerée à table de jus d'orange.

Dans le courant de la journée:

Attendre une faim aiguë. Dès les premiers signes de cette faim, attendre une heure de plus pour qu'elle soit plus aiguë. Puis, la calmer avec tout juste un seul fruit. Ensuite, attendre de nouveau cete faim, et recommencer ...

Le fruit peut être remplacé avec profit par 200g d'une crudité (carotte ou fenouil ou conconmbre ou ...)

Les crudités favorisent mieux l'élimination que les fruits car elles ne contienent pas de sucre, ni d'acides.

Ce menu sera poursuivi jusqu'à la désintoxication totale et peut durer plusieurs semaines. Boire de l'eau selon la soif. Garder le lit la moitié de la journée. Sieste obligatoire.


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