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 Jeûner n'est pas mourir de faim! (Shelton)

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luc



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MessageSujet: Jeûner n'est pas mourir de faim! (Shelton)   Jeu 28 Avr - 4:04



De nos jours, le mot inanition est employé uniquement pour désigner la mort par manque de nourriture. Quand nous parlons du jeûne à une personne ordinaire et même au médecin moyen, il se représente immédiatement les conséquences terribles qui, pense-t-il, devront résulter inévitablement du fait de passer seulement quelques jours sans nourriture. Pour lui, le jeûne c'est l'inanition, c'est-à-dire la mort.

Cette phobie du jeûne est entretenue par la presse qui, si souvent, relate l'histoire de quelqu'un qui est mort au cours d'un jeûne; invariablement la mort est attribuée au jeûne ou l'inanition . Ces morts sont présentées comme des exemples horribles des « méfaits du jeûne ». Mais ces morts sont bien rares. Combien ce serait édifiant si nous pouvions avoir tous les détails sur chacune de ces morts. Sans aucun doute, nous trouverions que la plupart de ces morts sont dues à une lésion organique irréparable. Il se peut qu'un cas rare de décès soit dû au fait que la période d'abstinence a été poussée au-delà de la limite d'épuisement des réservess; d'autres sont dus au fait que le jeûne a été malencontreusement rompu, d'autres encore sont causés par des médicaments. Mais chaque jour des gens meurent d'opération inutiles et « qui n'ont pas réussi », et la presse ne dit rien. Chaque jour des gens meurent à cause des médications, et les éditeurs et les journalistes ignorent ces cas. C'est le jeûne qu'ils visent.

Voici, pour appuyer ce que Shelton mentionne, un événement qui s'est produit en 1985 au Québec à la maison de jeûne des biologistes Jean Rocan et Nicole Boudreau; un jeûneur, Roger Fréchette est décédé. Monsieur Rocan écrivit ce qui suit qu'on peut lire dans sa biographie "Survivre".

Roger Fréchette avait jeûné sept jours et avait déjà recommencé à manger depuis deux jours. Il ne s’était pas présenté comme un homme malade; il jeûnait pour arrêter de fumer, sans plus.

Le Collège des médecins a mis la main sur les dossiers de jeûneurs saisis par les enquêteurs de la police. Puis, des photos de la ferme Rocan et des titres subversifs tels que « Le jeûne qui tue » sont apparus dans les pages des journaux à sensations du genre Allo Police.

L’enquête du coroner

Nous avons reçu des requêtes légales : la famille Fréchette annonçait qu’elle nous poursuivait pour manque de soutien futur, vu la mort du chef de famille en nos murs. Et le Collège des médecins a déposé une plainte totalisant 144 actes de pratique illégale de la médecine. Enfin, nous avons appris dans les journaux que le ministère de la Justice avait décidé de mener une enquête publique du coroner sur le décès de Roger Fréchette. Cette enquête s’est déroulée en décembre 1986, plus de dix mois après le décès.

Un mort ambulant

Le témoignage le plus révélateur de l’enquête du coroner fut, sans contredit, celui du Dr Jean Hould, le médecin légiste qui avait pratiqué l’autopsie. « On peut dire que monsieur Fréchette était un mort ambulant. Vous savez, on autopsie parfois des cadavres et quand on découvre l’état pathologique de leurs organes, on se demande comment ils faisaient pour respirer, marcher, vivre.

Monsieur Fréchette était l’un de ceux-là. Son coeur à lui seul présentait quatre pathologies majeures. Il aurait pu mourir n’importe quand, à n’importe quel moment et le jeûne n’a rien à voir avec le décès.»

Le témoignage du pathologiste fut un baume qui me délivrait de toutes les inquiétudes que j’avais pu nourrir suite à la mort de l’homme qui jeûnait. Le Dr Hould était formel : le jeûne n’était pas en cause. Il a aussi ajouté une information surprenante : il y avait de l’alcool dans le sang du décédé.

« Monsieur Fréchette a pris un coup avant de mourir! » a précisé le médecin. J’étais perplexe : comment se faisait-il que le sang du décédé recelait de l’alcool? Comment avait-il pu prendre un coup avant de mourir?

En reconstituant le fil des événements, j’ai su que Roger Fréchette avait eu de la visite le dimanche précédent sa mort, soit à sa première journée de récupération. Une visite bruyante et joyeuse; un visiteur lui aurait-il offert un verre que Fréchette aurait accepté pour célébrer la fin de sa cure?

Le jour suivant, il a souffert d’indigestion. Il est décédé le lundi soir, au cours de la nuit. La consommation d’alcool peut constituer un stress suffisant pour causer la mort d’un homme très malade du coeur. L’alcool fait s’agglutiner les thrombus dans le sang et perturbe le fonctionnement du cerveau en le déshydratant.

Suite à l’enquête du coroner, la famille Fréchette a retiré sa poursuite pour manque de soutien futur : puisque Fréchette était un mort ambulant, sa veuve ne pouvait rien réclamer suite à son décès.

Le Collège des médecins a choisi de négocier une solution de compromis que mon avocat dans ce dossier, Jean-Pierre Ménard, m’a suggéré d’accepter au risque de m’enliser dans un procès onéreux et interminable.

J’ai accepté de plaider coupable à dix accusations de pratique illégale de la médecine si le Collège des médecins laissait tomber les cent trente-quatre autres accusations. Pour sa part, mon assistante Nicole a dû accepter de plaider coupable à une accusation de pratique illégale de la médecine.

Les frais judiciaires encourus par le décès de Fréchette se sont élevés à quelques dizaines de milliers de dollars. C’est une somme faramineuse, surtout quand on considère que le chiffre d’affaires de la maison de jeûne a chuté de 30% suite à la mauvaise publicité engendrée par l’affaire Fréchette.

http://www.adelearsenault.com/survivre.pdf lien pour le téléchargement gratuit de la biographie du biologiste Jean Rocan "Survivre" écrite par Nicole Boudreau, également auteure de "Jeûner pour sa santé"


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luc



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MessageSujet: Re: Jeûner n'est pas mourir de faim! (Shelton)   Jeu 28 Avr - 4:05




Il n'y a aucune justification à la crainte panique qui règne dans les cercles populaires et professionnels lorsqu'il est question de manquer quelques repas. La crainte de l'inanition exprimée de toutes parts est une peur stupide. « Je ne veux pas mourir de faim » dit M. Tout-le-monde, quand on lui conseille de jeûner. Ils préviennent ceux qui jeûnent qu'ils mourront de faim. Bien que nous nous opposions à laisser les gens jeûner jusqu'à l'inanition, nous ne prenons pas position contre ceux qui se gavent à en mourir; au contraire, nous les encourageons plutôt.

Selon l'opinion populaire, jeûner signifie mourir de faim. Médecins, physiologistes et autres « doctes professions » emploient habituellement les deux termes: jeûne et inantion (indifféremment), en tant que synonymes.

« Je ne veux pas mourir de faim », dit un invalide chronique, auquel on conseillait de jeûner. Ceux qui emploient le jeûne sont habituellement considérés comme des « docteurs faisant crever de faim ».

Le médecin non informé s'imagine que le sang et les tissus vitaux ou fonctionnels du corps sont détruits DÈS QUE L''ON CESSE DE S'ALIMENTER; QUE LA DESTRUCTION ORGANIQUE COMMENCE IMMÉDIATEMENT ET QUE CHAQUE JOUR DE JEÛNE SUPPLÉMENTAIRE SIGNIFIE UNE DESTRUCTION PLUS GRANDE DES TISSUS VITAUX. Il deviendra bientôt évident que cette idéé est fausse.

Dans les chapitres précédents, (voir le sujet: Comment un organisme en jeûne se nourrit-il? ) nous avons vu que le corps a toujours stocké en lu-même des réserves de nourriture suffisantes pour un temps considérable dans le cas de manque de nourriture, ou de maladie, quand la nourriture ne peut pas être digérée. Nous avons vu comment le corps se nourrit de cette réserve nutritive et comment les tissus vitaux du corps se nourrissent des tissus moins essentiels, de sorte que même si l'inanition véritable se produit, les organes vitaux n'en sont pratiquement pas affectés.

Aussi longtemps que durent les réserves nutritives du corps, l'individu qui s'abstient de nourriture jeûne. Quand cette réserve a été utilisée à tel point qu'elle n'est plus capable d'entretenir les fonctions de la vie, la prolongation de l'abstinence devient dangereuse; l'inanition commence. C'est seulement une fois que ce point a été atteint qu'un dommage réel est subi par les organes vitaux et leurs fonctions. En règle générale, dans des conditions ambiantes convenables, on peut jeûner des semaines, et ou même des mois, avant que le point d'inantion ne soit atteint.




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MessageSujet: Re: Jeûner n'est pas mourir de faim! (Shelton)   Jeu 28 Avr - 4:05




Des travaux de laboratoire décrivent les changements destructifs dans le pancréas, les glandes surrénales et autres organes et glandes du corps, comme étant un résultat de l'inaniton. Mais ces changements arrivent après que la période de jeûne proprement dit a été dépassée. Les cellules vitales des organes et des glandes (celles qui font le travail physique et chimique de ces organes) ne sont pas détruites avant que l'inanition réelle ne commence.

Morgulis* dit: « En dehors des phénomènes purement pathologiques se produisant dans les dernères phases du jeûne, il faut mentionner que les particularités histologiques apparaissant au début de l'inanition sont associées à des changements de l'état colloïdal du protoplasme et ne sont pas du tout des phénomènes de dégénérescence. Les changements atrophiques progressifs qui coïncident avec l'inanition sont simplement dus au retrait graduel des inclusions métaplasmiques, qui constituent en fait les réserves nutritives des cellules. La diminution atrophique à la fois des cellules et des noyaux ne présente donc pas un phénomène pathologique non plus. en outre, les processus morphologiques dans l'inanition ne sont pas toujours destructifs, la prolifération cellulaire continuant même quand l'organisme est privé de nourriture pendant un bon moment ».

Cela signifie que, durant la période d'inanition, la perte subie par certaines parties du corps durant un jeûne est le résultat de l'utilisation des parties protoplasmiques des cellules contenant les produits de leurs sécrétions, et non d'une destruction réele de la cellule proprement dite. Le métaplasme (1) est utilisé lentement à mesure que le jeûne progresse, de sorte que la taille des cellules, et par conséquent de l'organe, est graduellement réduite, mais il n'y a aucune détérioration véritable dans la structure des cellules, des tissus et de l'organe.

Le Dr Morgulis fait l'estimation prudente, peut-être trop prudente, qu'un jeûne qui occasionne une diminutions corporelle de dix à quinze pour cent est inoffensif et habituellement bénéfique; et que la limite dangereuse commence quand il a été perdu de vingt-cinq à trente pour cent. Il a eu des animaux qui ont recouvré une santé normale après une perte de poids de soixante pour cent. Nous avons vu la même chose chez bien des personnes.

Un certain nombre de gens sont morts de maladies organiques sérieuses pendant le jeûne. Des autopsies ont été faites dans plusieurs de ces cas. Dans chaque cas il y avait encore une quantité considérable de graisse sous-cutanée, alors que celle-ci est toujours totalement absente quand la mort a été causée par inanition. Excepté dans un cas ou deux, où le coeur n'était pas suffisamment développé, où il y avait maladie cardiaque existant antérieurement, le coeur fut trouvé normal dans tous les cas; tandis que dans l'inanition réelle, le coeur est toujours contracté ou atrophié de façon appréciable. Le pancréas est peu affecté, s'il l'est toutefois, en cas de mort survenant au cours du jeûne, alors qu'en cas de mort par inanition, le volume sanguin est réduit et il y a habituellement une anémie considérable.

En cas d'inanition, la langue reste chargée, l'haleine désagréable, le pouls et la température en dessous de la normale et la faim peut disparaître pendant des jours.

(1) Métaplasme: produits variables d'élaboration et de transformation du protoplasme (cellule), ce dernier restant sensiblement identique à lui-même. (note éd.)

* Professeur Sergius Morgulis: biochimiste du Collège de médecine, Université du Nebraska (É.U.) auteur de "Fasting and Undernutrition" 1923



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MessageSujet: Re: Jeûner n'est pas mourir de faim! (Shelton)   Jeu 28 Avr - 4:06



La mort peut survenir à n'importe quel moment, que l'on se nourrisse ou que l'on jeûne, et elle est due à la défaillance de quelque organe vital qui est tellement abîmé qu'une fin tatale ne peut être évitée d'aucune façon; mais la mort par abtinence de nourriture ne peut pas se produire avant que tout le matériel nutritif en réserve n'ait été épuisé. « La véritable inanition ne commence, dit Sinclair, que lorsque le corps a été réduit à l'état de squelette et de viscères ».

Heureusement, nous ne sommes pas sans protection ni avertissement à ce propos. Avant que le point dangereux ne soit atteint, une demande impérieuse de nourriture sera faite. Nous disons, alors, qu'aussi longtemps que le malade n'a pas faim, il jeûne, mais une fois que la faim est revenue, et s'il continue à s'abstenir de nourriture, il meurt de faim. en plus du retour de la faim, comme nous l'avons indiqué ailleurs, il y a d'autres indications signalant que le corps est prêt à recevoir de la nourriture.

Carrington a bien résumé la chose en ces termes: « Le jeûne est une méthode scientifique pour débarrasser le sysrtème des tissus malades et des matières pathologiques, et il s'accompagne invariablement de résultats bienfaisants. L'inanition prive les tissus de la nourriture qui leur est nécessaire, et entraîne invariablement des conséquences désastreuses. Tout le secret réside en ces mots: le jeûne commence avec l'omission du premier repas et finit avec le retour de la faim naturelle, tandis que l'inanition commence seulement avec le retour de la faim naturelle et se termine par la mort. Où l'un finit, l'autre commence. Alors que ce dernier processus consomme les tissus sains, amaigrit le corps et épuise la vitalité, le premier processus expulse seulement les matières corrompues et les tissus adipeux inutiles, augmentant ainsi l'énergie, et rendant définitivement à l'organisme cette harmonie que nous appelons la santé ».




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MessageSujet: Re: Jeûner n'est pas mourir de faim! (Shelton)   Jeu 28 Avr - 4:07




Morgulis divise l'inanition en quatre périodes, « chacune de ces périodes comprenant approximativement un quart de la perte totale du poids subie jusqu'à la mort ».

La première de ces périodes d' « inanition complète » (par inanition complète il veut dire l'abstinence de toute nourriture jusqu'à ce que mort s'ensuive) est une « transition entre la condition d'alimentation complète et le métabolisme basal du jeûne » - « l'organisme se réajuste du niveau métabolique précédant le jeûne, au niveau du véritable minimum physiologique caractéristique de l'individu particulier.

La division entre les deux périodes suivantes n'est pas bien marquée ou définie. Elles constituent une période divisée en « phases première et dernière », et « ne sont pas très distinctes mais se fondent graduellement l'une dans l'autre ». Pendant ces « deux périodes » les activités physiologiques sont réduite à un minimum propre à cet individu. La longueur de ces deux périodes sera déterminée par la taille de l'animal ou de l'homme, ou par le surplus des réserves nutritives.

Le quatrième, ou stade final de l'inanition « est caractérisé par la prédominance du phénomène pathologique causé par la privation prolongée de nourriture et par l'épuisement des tissus ». C'est la vraie périodes d'inanition qui commence, quand les réserves nutritives du corps sont pratiquement épuisées



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MessageSujet: Re: Jeûner n'est pas mourir de faim! (Shelton)   Jeu 28 Avr - 4:08



Le Professeur Morgulis fait allusion à la période entière, c’est-à-dire depuis l’omission du premier repas jusqu’à la mort qui finalement termine l’histoire, en tant qu’inanition et que jeûne. Il utilise les deux termes en tant que synonymes et ne fait pas de distinction entre le jeûne et l’inanition comme nous le faisons. On notera que tous les phénomènes pathologiques, contre lesquels nous sommes si fréquemment prévenus, appartiennent au quatrième stade ; ou à la période d’inanition proprement dite, qui diffère du jeûne, d’après le sens que nous donnons à ce mot.



Morgulis montre que « les changements morphologiques qu’on observe dans les cas d’inanition avancée sont pratiquement identiques à ceux qu’on trouve généralement dans toute condition pathologique, et ne présentent rien de particulier ». Il suggère que peut-être tous « les changements pathologiques, et ne présentent rien de particulier ». Il suggère que peut-être tous « les changements pathologiques des tissus sont en premier lieu les résultats de l’inanition ».



Toujours en appliquant sa division de l’ « inanition » en quatre périodes, le Pr Morgulis dit : « Tous les jeûnes étudiés scientifiquement chez l’homme ont été de durée relativement courte. Durant le plus long jeûne de cette sorte, qui a duré 40 jours, Succi perdit seulement 25% de son poids initial. Par conséquent, si l’on en juge d’après la perte de poids subie, les expériences sur l’inanition chez les humains n’ont pas été poussées au-delà de ce que nous pouvons regarder comme étant le second stade de l’inanition et, sans tenir compte de la longueur de l’abstinence, elles ne produisirent aucun effet néfaste sur les sujets, car les jeûnes étaient invariablement rompus bien avant que le stade d’épuisement n’ait été atteint ».




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MessageSujet: Re: Jeûner n'est pas mourir de faim! (Shelton)   Jeu 28 Avr - 4:09



Considérant le jeûne de Levanzin, qui dura 31 jours et fut entrepris à l'Institut Carnegie, Morgulis dit que ce jeûne s'étendit sur les deux premières périodes d'inanition. La première de ces périodes, qui dura quinze jours, vit une perte de dix pour cent du poids de Levanzin et représente « la transition du métabolisme de la condition de bonne nutrition à celui de la condition du jeûne ».

À la fin de son jeûne de 31 jours, Levanzin avait perdu à peu près 20% de son poids. « En supposant qu'il aurait pu survivre à une perte maximum de 40%, dit Morgulis, il est clair que le jeûne aurait pu durer un autre mois avant d'atteindre la limite fatale. En d'autres termes, le jeûne a été rompu relativement trop tôt ». Si nous considérons le fait que les seconds 20% du poids de Levanzin n'auraient pas été perdus rapidement que les 20 premiers (%), il est à peu près certain qu'il aurait pu jeûner bien au-delà d'un autre mois avant la limite fatale.

La règle selon laquelle l'homme ou l'animal peut subir une perte de 40% de son poids corporel avant que le mort ne résulte ne doit pas être prise trop sérieusement en pratique. Evidemment, un homme ou une femme maigre, pesant seulement 40 ou 45 kg, ne peut pas se permettre de perdre 40% de son poids. D'autres part, un homme qui devrait peser à peu près 68 kg mais qui en pèse réellement 150, peut se permettre de perdre beaucoup plus de 50% de son poids. Les jeûneurs exhibitionnistes qui ont subi une réduction de poids corporel de 30% sans pour cela perdre toute leur vigueur.

Au cours des dernières années, des physiologistes ont essayé de déterminer combien de temps un homme pouvait vivre sans nourriture, en se fondant sur le temps nécessaire aux animaux, particulièrement aux mammifères, pour mourir de faim. Leurs expériences indiquent que cette durée est proportionnelle à la racine cubique du poids corporel.

Une souris pesant 180 grammes meurt après cinq ou six jours sans nourriture. La « période d'inanition » correspondante chez l'homme serait de 15,6 fois plus longue, soit 96,5 à 109 jours. Un chien pesant 20 kg meurt en soixante jours; la période correspondante pour l'homme serait de 89 jours. Un lapin pesant 2, 422 kg meurt après 26 jours; la période correspondante pour l'homme serait de 79 jours.

D'après ces chiffres, le Dr A. Putter, un médecin allemant qui a fait une étude sur le jeûne, conclut qu'il n'y a rien dans la physiologie comparative qui puisse démontrer que l'homme ne peut pas vivre de 90 à 100 jours sans nourriture pourvu qu'il soit maintenu dans des conditions convenables de chaleur, repos, air pur, eau et équilibre émotionnel.




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MessageSujet: Re: Jeûner n'est pas mourir de faim! (Shelton)   Jeu 28 Avr - 4:10



Sylvester Graham nia que l'homme gras pouvait survivre plus longtemps à l'abstinence de nourriture que le maigre. Il dit: « Si la graisse était destinée à la nutrition du coprs pendant des jeûnes prolongés, etc., alors, si on enfermait ensemble un homme très gras, jouissant de ce qui est ordinairement considéré comme une bonne santé, et un homme maigre en bonne santé, et si on les condamnait à mourir de faim, l'homme gras devrait diminuer de poids beaucoup plus lentement, et vivre considérablement plus longtemps que le maigre; mais en fait, c'est le contraire qui se produit. L'homme maigre perdra du poids beaucoup plus lentement et vivra quelques jours de plus que l'homme qui est gras, en dépit de toute la nutrition que ce dernier peut retirer de ses réserves de graisse ».

Trall adopta un point de vue semblable, ainsi que Carrington, qui commenta ainsi ce qui précède: « Je peux dire que cela a été précisément ma propre expérience ». L'explication offerte est que, tandis que la personne grasse a une grande réserve de graisse dans le corps, elle est par ailleurs déficiente en ce qui concerne d'autres éléments nutritifs indispensables. Ces hommes pensent que la graisse est invariablement du tissu malade et déficient. Trall disait: « Nourrissez un chien uniquement de beurre, d'amidon ou de sucre, et vous lui éviterez de consommer sa graisse, mais le chien mourra d'inanition. Il sera dodu, grassouillet, il prendra de l'embonpoint, et cependant il mourra d'inanition ». Ceci semble être ce qui se passe au cours du jeûne de l'homme gras.

C'est ue conclusion a priori, puisque l'expérience n'a jamais été faite et puisqu'elle n'est pas prouvée par l'expérimentation sur des animaux. Il y a, comme je l'ai souligné d'autre part, une grande différence entre un jeûne et une diète très incomplète, telles que les diètes décrites par Trall. Les résultats terminaux des deux types de nutrition sont très différents. Néanmoins, il peut y avoir des cas d'individus gras qui mourraient effectivement de faim avant une personne plus maigre, pour la raison que les réserves nutritives chez la personne grasse peuvent être si déséquilibrées qu'il lui est impossible de vivre longtemps sans nourriture. J'ai moi-même soigné des hommes et des femmes gras qui ne jeûnaient pas bien et qui ne tenaient pas le jeûne aussi bien que beaucoup de personnes réellement maigres. Mais je n'ai jamais été sûr que chez des malades la cause n'ait pas été mentale en grande partie, sinon en totalité. Considérant l'amour des personnes grasses pour la nourriture et vu leur ennui et leur chagrin quand elles en sont privées, (aujourd'hui on parlerait de boulimie) il est possible de dire que ces personnes peuvent réellement se tuer pendant que le maigre en est encore à philosopher sur la vie et la mort.

Lorsque nous analysons nos jeûnes personnels (Lison et Luc) particulièrement ceux de Lison, nous nous rendons compte que durant la première semaine de jeûne, Lison perd autant de poids que les autres jeûneurs de ce site qui sont plus gras. Lison commence généralement ses jeûnes avec un poids dans les normales basses avec un IMC variant entre 19.2 et 19.9 ce qui est relativement bas, un peu trop pour entreprendre un long jeûne (plus de deux semaines) Lorsqu'elle avait un poids supérieur, ses pertes étaient à peu près semblables. Ce n'est qu'à partir de la deuxième semaine que le poids perdu diminue, pour presque se stabliser à la troisième semaine. (Luc)


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MessageSujet: Re: Jeûner n'est pas mourir de faim! (Shelton)   Jeu 28 Avr - 4:11



L'idée de Graham selon laquelle l'homme gras perdra du poids beaucoup plus rapidement que le maigre est littéralement vraie, mais il néglige le fait que cette perte rapide de poids n'est pas continue. En effet, nous voyons souvent de grosses personnes, qui entreprennent un jeûne pour maigrir, perdre de 9 à 11 kg 500 les deux premières semaines, mais 3 kg la troisième et un la quatrième. Le taux de perte n'est pas continu. Il faut également considérer, à ce point de vue, que certaines personnes maigres perdent rapidement du poids durant les quelques premiers jours de leur jeûne.

Un jeûne de cent jours ou plus ne peut être enduré, même dans les conditions les plus favorables, que par les individus qui possèdent des réserves nutritives suffisantes pour entretenir leurs organes vitaux et leurs fonctions vitales pendant ccette durée. Moins les réserves nutritives sont grandes, toutes les autres conditions étant égales, plus la prériode d'inanition sera rapidement atteinte.

Nous considérons comme période de jeûne ce que Morgulis classe dans les trois premiers stages de l'inanition; tandis que sa quatrième période est classée par nous comme étant la période d'inanition. Le jeûne commence avec l'omission du premier repas et se termine avec le retour de la faim naturelle. L'inanition commence avec le retour de la faim et se ternmine par la mort. Le jeûne est nettement bébéfique; l'inanition est nettement néfaste. C'est précisément parce que le médecin ordinaire ne fait pas la distinction entre ces deux phases majeures de l'abstinence de nourriture, et parce qu'il imagine que la pathologie qui se développe pendant la période d'inanition appartient aussi à la période de jeûne, qu'il présente ses fausses objections au jeûne.

Il fut démontré dans les laboratoires, de façon décisive, par Lasarev, que les changements dans les divers organes du corps sont reliés d'une manière déterminée aux stades particuliers du jeûne et de l'inanition. Les organes vitaux ne commencent pas à se détruire aussitôt que le premier repas est manqué. Le jeûne appartient à cette période durant laquelle il y a d'amples réserves nutritives pour maintenir l'intégrité vitale. Par conséquent, la période de jeûne est fixée par la quantité de réserves que le corps a à sa disposition. L'inanition commence lorsque les réserves ont été tellement diminuées qu'elles ne sont plus suffisantes pour maintenir l'intégrité fonctionnelle et structurelle.

Des milliers de jeûnes, variant de quelques jours à trois mois, chez des humains des deux sexes, vieux et jeunes, dans toutes les conditions vitales, ont démontré que l'homme pouvait passer de longues périodes sans nourriture sans que cela puisse lui être nuisible et qu'il retirait un grand bénéfice d'un jeûne rationnellement conduit. L'inanition, c'est mourir; jeûner c'est vivre."


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